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Sur The lives of animals de J.M. Coetzee

The lives of animals, de J.M. Coetzee, roman d'une centaine de pages, nous fait suivre une écrivaine australienne, Elizabeth Costello, qui donne une série de conférences au USA, au sein de l'université dans laquelle enseigne son fils.

Célèbre romancière, E. Costello critique l'exploitation massive des animaux, n'hésitant pas à comparer la société actuelle, dans laquelle le massacre quotidien des animaux est chose banale, à la situation sous le IIIe Reich où les personnes vivant près des camps de concentration savaient ou du moins se doutaient de ce qui s'y déroulait.

Lors de ses conférences, elle se heurte aux philosophes, dont sa belle-fille, qui trouvent toujours une bonne raison de justifier le comportement actuel des humains vis-à-vis des autres animaux.

Face à la raison souveraine qui leur sert de critère pour gouverner nos rapports avec les autres êtres sensibles, elle propose la compassion.

Elle évoque le malaise qui nous saisit lorsque nous prenons conscience de l'immensité de l'exploitation animale, face à tous ceux et celles qui soutiennent cela, dans la plus totale indifférence.

Au milieu de cette silencieuse et écrasant majorité, comment garder son équilibre psychologique ?

Ce livre est édité par Profile Books, London, et peut être commandé sur de nombreuses boutiques Internet de livres.

Il a gagné le Booker Prize en 1999 [*].

À noter qu'une deuxième édition est sortie chez Princenton Paperbacks, enrichie des contributions de Wendy Doniger, historienne des religions, de Marjorie Garber, professeur de littérature, d'Amy Gutmann, philosophe spécialiste de politique, de Peter Singer, philosophe auteur de La Libération Animale, et de Barbara Smuts, primatologue et professeur de psychologie.

[*] J.M. Coetzee a reçu le prix Nobel de littérature 2003 [NdlR].