Le spécisme est à l'espèce ce que le racisme et le sexisme sont respectivement à la race et au sexe : la volonté de ne pas prendre en compte (ou de moins prendre en compte) les intérêts de certains au bénéfice d'autres, en prétextant des différences réelles ou imaginaires mais toujours dépourvues de lien logique avec ce qu'elles sont censées justifier.
En pratique, le spécisme est l'idéologie qui justifie et impose l'exploitation et l'utilisation des animaux par les humains de manières qui ne seraient pas acceptées si les victimes étaient humaines.
Les animaux sont élevés et abattus pour nous fournir de la viande ; ils sont pêchés pour notre consommation ; ils sont utilisés comme modèles biologiques pour nos intérêts scientifiques ; ils sont chassés pour notre plaisir sportif.
La lutte contre ces pratiques et contre l'idéologie qui les soutient est la tâche que se donne le mouvement de libération animale.
Par Antoine Comiti. Présentation claire et intelligente, faite aux Estivales de la question animale en 2003. « Nous allons nous interroger sur une idée reçue, l'idée que les intérêts d'un individu comptent pour pas grand chose, en tout cas pour moins que ceux d'un humain, simplement parce qu'il appartient à une autre espèce que nous. C'est une idée qui est tellement répandue dans notre société qu'elle paraît une évidence (...). »
Par David Olivier. Le spécisme prétend s'appuyer sur des caractéristiques réelles (intelligence, capacité morale...) ; mais celles-ci, tout comme celles qui sont censées justifier le racisme et du sexisme, fonctionnent en fait comme les signes devant justifier l'attribution d'une essence.