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Présentation du numéro 29

Et si l'abolition de la viande devenait un objectif fédérateur du mouvement animaliste mondial ? Certes, il faut continuer de décrire, de faire sentir et de dénoncer les souffrances et les privations endurées par les animaux. Il faut continuer de demander l'interdiction des pratiques jugées les plus atroces. Continuer de faire valoir la réalité et l'importance de la sentience. De remettre en cause le spécisme. De promouvoir le végétalisme. Mais cela ne suffit pas. Il est devenu maintenant incohérent de ne pas exprimer clairement la revendication politique d'interdiction de la viande. On a eu tort de supposer – sans savoir – que la société ne serait pas encore prête à l'entendre.
C'est à cette revendication qu'est consacré le dossier du numéro 29 des Cahiers. Tout d'abord à travers un article d'Antoine Comiti et Estiva Reus. Les auteurs y exposent en quoi, selon eux, la demande d'abolition de la viande est à la fois nécessaire et recevable dans le monde tel qu'il est aujourd'hui. Deux textes plus courts complètent ce dossier. Dans le premier, Sébastien Arsac fait le point sur la réglementation concernant les animaux d'élevage en Europe. Dans le second, Ingrid Newkirk nous transporte dans le monde futur d'où les abattoirs auront disparu.

Hors-dossier, Jean Nakos nous initie à la vie et à l'œuvre d'Albert Schweitzer.
Nous publions également, de Gary Francione, « Le principe d'égale considération et l'intérêt des animaux nonhumains à rester en vie » : un texte qui offre une bonne vision d'ensemble de la pensée de cet auteur.
Enfin, un court article fait état de publications récentes et d'un colloque parisien qui tout quatre témoignent de l'attention croissante portée à la question animale.